|
| /edito |
| L'IA bridée, ou la fabrique de la frustration |
 |
| Lors de mon séjour en France début août, j'ai croisé mon oncle, qui travaille dans le secteur bancaire en Suisse. La conversation a glissé assez naturellement vers une demande de coaching individuel sur l'IA : son entreprise a déployé ChatGPT pour l'ensemble des salariés (visiblement sans prévoir la formation qui va avec). |
| Nous voilà tous les deux derrière son écran. De mon côté, zone de confort. Du sien, l'impatience de gagner en productivité. Je déroule le programme. |
Rappel des concepts, LLM et IA, l'évolution de ces dernières années : check. Paramétrage de la mémoire et personnalisation des réponses : check. Structure d'un prompt : check. Connecteurs en place, messagerie, cloud : grisés. Bloqués par l'IT. Work : grisé. Bloqué par l'IT. Agents : grisés. Bloqués par l'IT. |
| Nous voici donc de retour en 2023. Mon oncle dispose d'un outil dont tout ce qui a changé depuis trois ans lui est inaccessible : ce qu'il a entre les mains n'apporte pas grand-chose de plus que le ChatGPT des premiers jours. Impossible d'aborder les automatisations, impossible de déléguer sous surveillance les tâches quotidiennes les plus chronophages. Nous terminons la session tous les deux frustrés. Lui beaucoup plus que moi. |
| Ce n'est pas une surprise. À Maurice, nous voyons beaucoup (trop) de collaborateurs dans la même situation, privés de ce que l'IA a de plus utile pour des raisons rarement expliquées, et plus rarement encore justifiées. |
| Quelles sont ces raisons, et sont-elles bonnes ? Sécurité, souveraineté des données, risque de communication externe non maîtrisée ou, plus souvent, une inquiétude diffuse qui déclenche le réflexe le plus simple : le blocage. Les trois premières se documentent et se traitent. La quatrième non, et c'est pourtant la plus répandue. |
| À chacun d'ouvrir le dialogue avec ses administrateurs systèmes : comprendre ce qui est bloqué et pourquoi, séparer le risque réel de la rumeur et construire ensemble une feuille de route qui autorise un usage maîtrisé. Un outil bridé ne supprime pas le risque : il le déplace vers les usages non déclarés, ceux que personne ne voit. |
Alexandre Govin COFONDATEUR · /EQXIA |
|
|
|
| /focus NEWS DU CABINET |
 |
| Welcome Clément |
| Eqxia s'agrandit grâce à l'arrivée de Clément. |
| Clément travaille sur des sujets IA depuis 2016, quand ça s'appelait encore Machine Learning, le buzzword de l'époque. Il nous rejoint après 5 ans chez GWS Technologies, dans le cluster technologie du groupe IBL. Il arrive pour accélérer notre business development. Nous sommes très heureux qu'il nous fasse confiance et qu'il participe à l'aventure. Si vous ne le connaissez pas encore, n'hésitez pas à le contacter. |
| Son profil LinkedIn → |
|
|
| /skill LA COMPÉTENCE DU MOIS |
| Séparer la rédaction de la vérification |
| Un cabinet d'avocats américain vient de s'excuser auprès d'un tribunal de Los Angeles : sept décisions citées dans ses écritures n'existaient pas. Le détail qui compte n'est pas l'hallucination, c'est que l'avocate croyait que son outil vérifiait les citations à sa place. La règle qui en découle vaut pour n'importe quel document : rédiger et vérifier sont deux étapes distinctes, et la seconde ne se délègue pas au modèle qui a produit la première. En pratique, ouvrez une nouvelle conversation, collez votre brouillon et le document source, puis demandez la liste de toutes les affirmations, chiffres, citations et sources à contrôler, en exigeant le passage exact du document d'origine pour chacun, afin de pouvoir le retrouver au Ctrl+F. Ouvrez ensuite chaque lien vous-même : si la source ne soutient pas directement l'affirmation, réécrivez ou supprimez. Et ne demandez jamais au modèle de réparer une référence qu'il a inventée, il en fabriquera une autre. Repartez d'une source réelle. |
| Prompt/ Audite ce brouillon. Liste chaque affirmation, chiffre, citation et source nommée que je dois vérifier manuellement, avec le passage exact du document source pour chacun. N'utilise que les URL déjà présentes dans le brouillon. Marque NE PAS PUBLIER tout ce qui n'est pas directement soutenu. N'invente aucune source et n'en répare aucune. |
|
| Essayer → |
|
|
|
| /signal LA NEWS IA QUI COMPTE |
| Les modèles open source, une opportunité pour les entreprises mauriciennes |
 |
| Pour vos projets et vos agents IA, le paysage se divise en deux camps. D'un côté les modèles ouverts, portés surtout par la Chine (Qwen, Kimi, DeepSeek). On télécharge le modèle, on l'installe sur ses propres serveurs, et on garde la maîtrise complète des flux de données. Une précision utile : on parle d'open source par commodité, mais ce sont les poids du modèle qui sont publiés, pas les données d'entraînement ni la recette complète. De l'autre, les modèles propriétaires, portés surtout par les États-Unis (Claude et ChatGPT pour les plus connus) qu'on ne peut utiliser qu'à distance, par API ou par application. Entre les deux, un flux continu d'annonces sur la performance des uns face aux autres. En coulisse, une bataille géopolitique entre Washington et Pékin. |
| Derniers signaux en date. Les modèles Qwen d'Alibaba ont dépassé 3 milliards de téléchargements en six mois, quand Google en compte 418 millions et Meta 227 millions. Nuance utile : ce chiffre mesure la distribution, pas la capacité. Un téléchargement peut venir d'un développeur qui teste plusieurs tailles de modèle comme d'une entreprise qui a déployé des agents sur des cas métier réels. Il ne dit rien de la précision, de la sécurité, ni de la tenue en production. Autre signal, cette semaine : Nvidia aurait conclu le rachat de Hugging Face, la plateforme de référence des modèles ouverts, pour 12,9 milliards de dollars, aucune des deux entreprises ne l'a confirmé publiquement. La direction est claire : les géants du matériel veulent aussi contrôler la distribution des modèles ouverts. |
| Au-delà du bras de fer, qu'en tirer depuis Maurice ? Les deux camps ne vendent pas la même chose. L'ouvert vend du contrôle : on héberge où l'on veut, on paie de l'infrastructure plutôt qu'un abonnement par siège et la donnée ne quitte pas le périmètre choisi. Le propriétaire vend la tranquillité et, aujourd'hui encore, les modèles les plus performants, à un coût plus élevé. Pour beaucoup d'entreprises mauriciennes, l'option ouverte mérite d'être examinée sérieusement : elle couvre déjà la majorité des besoins courants, et la maîtrise des coûts comme la localisation des données sont deux arguments qui parlent aux directions. Soyons précis sur le volet réglementaire : héberger soi-même simplifie la question du transfert de données hors du territoire, ce qui est un gain réel au regard du Data Protection Act, mais ne dispense d'aucune des autres obligations — base légale, finalité, minimisation, droits des personnes. |
| Notre lecture, et vous pouvez la discuter en répondant à cet email. Choisir l'ouvert n'est pas synonyme de complexité technique : on déploie aujourd'hui un modèle à poids ouverts sur le cloud de son choix, aux États-Unis, en Europe ou à Maurice, avec un contrôle complet sur la donnée. C'est précisément ce que nous proposons avec REEF, notre plateforme distinguée par l'EDB et présentée à VivaTech. |
| Source → |
|
|
| /agenda FORMATIONS PUBLIQUES |
| 03 SEP |
Atelier Maîtrisez Claude COMPLET |
| 08 SEP |
Atelier ChatGPT Business |
| 10-11 SEP |
L'Accélérateur LinkedIn · De la marque personnelle aux résultats business, avec Barthélémy Aupee |
| 05 OCT |
Atelier Maîtrisez Claude |
| 09 OCT |
Atelier ChatGPT Business |
|
| S'inscrire → |
|
| /eqxia |
| L'IA appliquée : workshops, conseil, implémentation. |
| Cabinet basé à Maurice. |
| Découvrir nos services → eqxia.com · hello@eqxia.com |
|
VOUS LISEZ LA VERSION WEB DE LA NEWSLETTER AI LENS.
|
|
|