/eqxia AI Lens Newsletter, Édition Nº01, juillet 2026
/edito
L'accélération vue de l'intérieur
Les cofondateurs d'Eqxia
En mars 2024, le meilleur modèle d'IA tenait quatre minutes sur une tâche en autonomie. Un an plus tard, une heure et demie. Aujourd'hui, douze heures. La durée double tous les quatre mois.
Il y a trois ans, quand j'ai formé mes premiers groupes à l'IA générative depuis Maurice, on expliquait encore ce qu'était un « prompt ». Depuis, plus de 3 000 personnes sont passées par ces sessions. À l'échelle de ce secteur, trois ans, c'est une géologie.
Je vis cette accélération de l'intérieur et je vois surtout ce qu'elle fait aux gens en face de moi dans une salle : de la fascination et beaucoup de vertige.
Ces dernières semaines en donnent une bonne illustration. Anthropic sort Fable 5, présenté comme le meilleur modèle jamais mesuré. Deux jours plus tard, le gouvernement américain en coupe l'accès à tout ressortissant non-américain. Le modèle est depuis redevenu accessible, mais le signal demeure : depuis Maurice ou Paris, le meilleur outil du monde n'aura été disponible que deux jours avant de disparaître du jour au lendemain. Voilà l'autre visage de l'accélération : les outils sur lesquels on apprend à s'appuyer ne dépendent pas de nous.
C'est de ce constat qu'est née Eqxia, avec Pierre-Louis et Alexandre, avec une mission simple : accompagner les entreprises à déployer l'IA, mais une IA qui a du sens. Et c'est aussi pour ça que nous lançons cette newsletter.
Une fois par mois, nous prenons le bruit du mois, les annonces, les milliards, les modèles qui se succèdent et en extrayons ce qui compte vraiment pour ceux qui travaillent ici, à Maurice, en France et ailleurs.
Bienvenue dans la première édition.
Julien Guillot-Sestier
COFONDATEUR · /EQXIA
PS : Partagez cette newsletter autour de vous si vous connaissez des personnes susceptibles d'être intéressées, nous vous en serons très reconnaissants.
 
/focus   NEWS DU CABINET
Eqxia sur le pavillon mauricien de VivaTech
Eqxia à VivaTech, sur le pavillon mauricien
Moins d'un an après son lancement, Eqxia a fait son premier VivaTech, à Paris, sur le pavillon mauricien de l'Economic Development Board. L'occasion de présenter REEF, notre plateforme de gouvernance de l'IA : visibilité sur ce que l'IA coûte, maîtrise des usages et protection des données, depuis un point d'entrée unique vers tous les modèles. Sa particularité : réunir sur un même écran les abonnements et la consommation API des agents, pour mettre le coût réel de l'IA sous les yeux des dirigeants.
Eqxia fier nouveau membre de La French Tech Mauritius
Eqxia fait désormais partie de la communauté La French Tech, le réseau qui réunit les startups et l'écosystème tech français à l'international. Reconnaissance qui ancre un peu plus Eqxia dans le pont tech entre Maurice et la France.
Holberton School Mauritius et Eqxia lancent la première formation Claude Code de l'île
Eqxia s'associe à Holberton School Mauritius pour lancer « Developing with AI, from Terminal to Production », la première formation dédiée à Claude Code à Maurice. La façon de développer change en profondeur : plus de 80 % du code en production chez Anthropic provient déjà de son IA, et les grands éditeurs suivent. Le programme réunit la pédagogie par projet d'Holberton et l'expérience terrain d'Eqxia, sur sept semaines de pratique autour d'un projet réel. Première session les 30 et 31 juillet
Le programme →
 
/skill   LA COMPÉTENCE DU MOIS
Régler le comportement du modèle avec la langue de votre prompt
Claude change de tempérament selon que vous lui écrivez en français ou en anglais : la langue de votre prompt est un réglage à part entière. À Maurice, où l'on passe de l'un à l'autre toute la journée, c'est un levier gratuit. La règle pratique : quand vous voulez être bousculé, un argumentaire à challenger, un risque à débusquer, une décision à défendre, passez à l'anglais, la langue où Claude est le plus rigoureux, conteste vos hypothèses et corrige sans qu'on le lui demande. Quand vous voulez une explication claire qui épouse votre ton et votre registre, restez en français, où il se fait explicateur posé. Pour savoir si l'écart compte pour vous : avant un dossier important, posez exactement la même question deux fois, même modèle, fenêtre incognito, une fois dans chaque langue, puis comparez. En trente secondes vous saurez laquelle sert votre objectif, et vous choisirez votre langue de travail en connaissance de cause. (Anthropic vient de mesurer cet écart sur 309 815 conversations réelles : le caractère de Claude se déplace bien d'une langue à l'autre.)
 
/signal   LA NEWS IA QUI COMPTE
Avec GPT-5.6 et ChatGPT Work, OpenAI a-t-il repris le lead ?
ChatGPT Work
Le 9 juillet, OpenAI a présenté coup sur coup deux annonces. D'un côté GPT-5.6, une nouvelle génération de modèles vendue avant tout sur son rapport performance-prix, avec des coûts d'usage en forte baisse. De l'autre ChatGPT Work, un agent à qui vous confiez un objectif : il va chercher l'information dans vos outils, enchaîne les étapes et rend un livrable fini (tableau, présentation, document, site), après avoir travaillé seul pendant des heures. Pour une entreprise, le glissement est concret. Adopter l'IA a longtemps voulu dire payer un abonnement mensuel par employé. On passe désormais à des agents qui prennent en charge une partie du travail eux-mêmes.
Le classement des modèles change au gré des tests et se renverse en quelques semaines. Sur les tâches réelles qui comptent pour les entreprises, Claude reste devant, et Anthropic remporte encore la majorité des choix d'entreprise face à OpenAI. La bataille se joue d'ailleurs loin des benchmarks : ChatGPT Work arrive plusieurs mois après Claude Cowork, sur le même terrain de l'agent qui exécute. Chacun avance avec sa force, OpenAI sa base immense d'utilisateurs et son alliance avec Microsoft, Anthropic sa réputation de sérieux et son ancrage dans le monde professionnel.
Trois déplacements comptent bien plus que le nom du modèle en tête du classement. Le premier est économique : le prix d'un assistant capable continue de chuter, et l'abonnement par employé commence à céder la place à une facturation à l'usage et au résultat (Gartner anticipe que 40 % des dépenses logicielles des entreprises basculeront dans ce sens d'ici 2030). On paiera de moins en moins pour des sièges, de plus en plus pour du travail accompli. Le deuxième touche aux compétences. Travailler avec un agent, c'est du management : décrire clairement un objectif, donner un retour utile, vérifier ce qui revient. Vos cadres ont déjà ces réflexes, et ils comptent désormais autant que la maîtrise technique. Le troisième tient à la direction. Les organisations qui tirent vraiment parti de l'IA sont celles dont les dirigeants s'en servent visiblement et demandent, en réunion, comment chacun l'utilise. L'adoption se décide en haut, par l'exemple.
Notre lecture, et vous pouvez la discuter en répondant à cet email. Reprendre le lead sur un classement compte peu : le meilleur modèle du trimestre aura changé avant que vous ayez fini de migrer. Gardez donc de l'agilité sur les modèles que vous déployez, et raisonnez d'abord en usage, le modèle vient ensuite. Si vous en adoptez un, engagez-vous à fond pendant plusieurs mois pour en tirer vraiment quelque chose. Ces outils sont souvent complémentaires : rien ne vous oblige à choisir un camp, autant travailler avec les meilleurs selon la tâche. L'avance durable appartient à l'organisation prête à s'en servir.
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/agenda   FORMATIONS PUBLIQUES
22 JUIL Atelier Maîtrisez Claude
30-31 JUIL Atelier Claude Code, en partenariat avec Holberton School
03 SEP Atelier Maîtrisez Claude
08 SEP Atelier ChatGPT Business
10-11 SEP L'Accélérateur LinkedIn · De la marque personnelle aux résultats business, avec Barthélémy Aupee
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